Quels sont les objectifs du ministère de la Transition écologique pour 2026 ?
- Huglo Lepage Avocats

- 23 janv.
- 2 min de lecture
Lise-Hélène Gras, Juriste documentaliste
Lors des vœux prononcés le 20 janvier 2026 par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, ont été définis les trois axes prioritaires de son action pour l'année à venir.
L'adaptation au changement climatique est en tête d'agenda. Le ministère de la transition écologique a placé l'adaptation au changement climatique au sommet de ses priorités. Il s'agit concrètement de poursuivre la mise en œuvre du plan national d'adaptation au changement climatique adopté en mars 2025, avec un accent particulier sur l'isolation des logements, la protection des forêts et la transformation des modèles économiques des filières les plus vulnérables, notamment l'agriculture et la pêche.
La préservation au sens large des sols et de la biodiversité est ensuite une grande priorité annoncée. Le ministère entend maintenir l'objectif de zéro artificialisation nette, politique régulièrement contestée au Parlement, tout en défendant les zones à faibles émissions. La gestion de l'eau potable face aux risques de sécheresse figure également au programme.
Sur le volet biodiversité, le ministère a annoncé l'élaboration du plan national pour la restauration de la nature, attendu à Bruxelles pour l'automne 2026. Ce plan vise à restaurer en priorité les écosystèmes dégradés, avec notamment un travail sur la santé des sols forestiers piloté par l'ADEME, la labellisation de nouvelles zones de protection forte pour les écosystèmes fluviaux le long de la Loire, de la Seine, de l'Allier et du Rhône, et le lancement d'un plan national de restauration des cours d'eau en lien avec les agences de l'eau.
Le ministère s'est également opposé fermement à toute relance de l'exploration pétrolière dans les outre-mer, quelques jours avant l'arbitrage gouvernemental sur une proposition de loi réautorisant les forages.
Enfin un troisième objectif porte sur la décarbonation et la transition juste. Le ministère prévoit à cet égard la mise en œuvre des engagements de décarbonation via la stratégie nationale bas-carbone présentée en décembre dernier. Le ministère compte mobiliser l'ensemble des acteurs publics et privés, soulignant que le succès de cette stratégie repose sur l'engagement des filières économiques. Le ministère affirme également que l'électrification constitue une opportunité pour la réindustrialisation.
Dans un contexte de polarisation sur les sujets écologiques, le ministère a insisté sur la nécessité d'une transition juste pour emporter l'adhésion citoyenne, condition indispensable à l'atteinte des trajectoires fixées.
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