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Nomination à l'OFB : Corinne Lepage dénonce un recul de l'État de droit

  • lise-helenegras
  • il y a 15 heures
  • 2 min de lecture

Publié le 4 février 2026


Dans une tribune publiée dans Le Monde le 3 février, Corinne Lepage livre une analyse juridique sans concession de l'affaire Anne Le Strat. La polémique entourant la nomination de cette spécialiste de l'eau au poste de directrice générale déléguée de l'Office français de la biodiversité (OFB) révèle une dérive inquiétante du gouvernement face aux pressions des lobbys agricoles.


Une absurdité juridique


Comment un gouvernement peut-il lancer une enquête administrative sur une nomination qu'il a lui-même décidée ?


Cette question soulève des interrogations fondamentales sur le respect de l'État de droit. Le processus de nomination respecte pourtant l'article R. 131-30 du code de l'environnement. Les détracteurs reprochent à Anne Le Strat son parcours au sein d'Europe Écologie Les Verts, évoquant une « partialité supposée ». Corinne Lepage rappelle qu'aucune disposition n'interdit à un agent public d'avoir des convictions politiques, l'unique obligation étant le respect de la règle de droit.


Le contournement des voies légales


Corinne Lepage dénonce l'abandon du recours contentieux, seule voie légale pour contester une nomination, au profit d'une pression politique orchestrée par la Coordination rurale et certains parlementaires. Cette stratégie s'inscrit dans une contestation plus large des établissements publics environnementaux (OFB, Ademe, Anses) par une vague de climato-scepticisme qui déferle sur l'Europe.


Un dangereux précédent


En cédant à ces pressions, le gouvernement introduit « une forme de spoil system déguisé », aux antipodes de la neutralité administrative française. Quelle que soit l'issue de l'enquête, « ce sont les ennemis de la santé et de l'environnement qui auront gagné », prévient Corinne Lepage.


Enjeux pour le droit de l'environnement


Cette affaire illustre la vulnérabilité des établissements publics environnementaux face aux pressions politiques et le contournement des voies de recours légales. Pour les praticiens du droit de l'environnement, elle souligne la nécessité de défendre fermement le recours contentieux comme unique modalité légitime de contestation des actes administratifs et d'accompagner les établissements publics dans la sécurisation de leurs procédures.


 
 
 

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